#3 Choline

Buff'Up Nootrope #3

La choline est un micronutriment qui présente de nombreux bienfaits pour le corps. Il a été reconnu récemment comme un micronutriment essentiel par l’Académie nationale des sciences (NAS). Il reçoit de plus en plus l’attention qu’il mérite. Voici donc tout ce que vous avez besoin de savoir sur la choline.

Des études menées sur l’être humain ont démontré qu’elle boostait, entre autres, la régénération des neurones, l’énergie du cerveau, l’attention, la concentration et la mémoire.

« Petite, mais vaillante, la choline n’en finit pas de nous épater. »

Description de la Choline

La choline est le précurseur d’une part de l’acétylcholine (important neurotransmetteur et neuromodulateur) et d’autre part de la cascade initiée par la bétaïne (intermédiaire dans la méthylation biologique et précurseur de lipides membranaires). En cela, elle est considérée, par extension, comme partie intégrante de la famille des vitamines B, dont fait partie l’acide folique.

Le nom « choline » vient du grec kholê, bile, car c’est d’abord dans le foie qu’elle a été extraite par le chimiste allemand Adolph Strecker en 1868 (puis, peu après, dans le cerveau où sa concentration est beaucoup plus importante). La choline, C4H14NO, est présente dans les végétaux, les graisses animales et le jaune d’oeuf, essentiellement sous forme de phosphatidylcholine ou de sphingomyéline. Une biosynthèse endogène par trans-méthylation de l’éthanolamine a été démontrée.

 

Le système cholinergique est entre autres impliqués dans l’éveil, l’attention et la notion de récompense (états physiologiques et psychologiques qui consistent à être attentif et/ou réactif aux stimuli), mais aussi la sexualité, l’agressivité, la colère, et la soif.

Le système cholinergique

L'acétylcholine

L’acétylcholine (ACh) est l’ester de la choline, biosynthétisé par l’acétylcholinestérase, et stocké dans des vésicules synaptiques (et synthétisé dès 1867 par chauffage de choline et d’anhydride acétique). L’acétylcholine intervient sur le cœur et les vaisseaux, c’est-à-dire ralentit le cœur, dilate les artérioles, fait baisser la tension artérielle, mais aussi contracter l’intestin et les bronches et accroître les sécrétions hormonales.

L’acétylcholine (comme la sérotonine) est à la fois un neuromodulateur et un neurotransmetteur. La notion de neuromodulateur est relativement récente. Un neurotransmetteur est réabsorbé par un neurone pré-synaptique, et/ou métabolisé, d’où une transmission synaptique très rapide. Les neuromodulateurs, quant à eux, passent un temps « conséquent » dans le fluide cérébrospinal, extracellulaire. Ils peuvent ainsi diffuser pour influencer de nombreux neurones, modulant l’activité du cerveau.

 

L’acétylcholine intéragit à la fois sur le système nerveux périphérique (SNP) et sur le système nerveux central (SNC). Il agit comme neuromodulateur dans les deux systèmes. Sur le SNP, il active des effets muscariniques, c’est-à-dire analogues à ceux de la muscarine, alcaloïde naturel isolée du champignon toxique Amanita muscaria et des effets nicotiniques.

Le système cholinergique est entre autres impliqués dans l’éveil, l’attention et la notion de récompense (états physiologiques et psychologiques qui consistent à être attentif et/ou réactif aux stimuli), mais aussi la sexualité, l’agressivité, la colère, et la soif.

Il influence l’apprentissage, la mémoire à court terme, et la maladie d’Alzheimer serait associée à un manque d’acétylcholine dans certaines régions du cerveau.

La Bétaine et sa cascade

On trouve les Bétaines dans divers végétaux et bactéries, où elles jouent le rôle d’osmorégulateur et/ou de cryoprotecteur : résistance au froid, au sel, au stress hydrique, à la chaleur etc.

Il a été démontré selon des études qu’un extrait de betterave concentré et donc de la bétaïne permettrait de diminuer le malaise causé par une dépression et également de relance de manière naturelle la création des hormones du bien-être, sérotonine, de la stimulation et de la décontraction par notre corps.

La bétaïne remplace désormais beaucoup d’antidépresseurs classiques notamment dans le cadre de traitement de dépression et des troubles du comportement tels que l’hyperactivité.

Dans son action de lutte contre le dépôt des acides gras (triglycérides) dans le foie et de la formation de l’homocystéine, la bétaïne est une véritable aide pour notre foie et nos artères. Fortifiant notre sang et notre foie, elle permet un fonctionnement meilleur de nos organes.

Dans la suite logique, en améliorant l’état de notre sang et de nos artères, cela influe également sur notre cœur et le risque de maladie cardiovasculaire.

Au cours d’études dans le cadre de la recherche sur l’autisme, il a été démontré que la consommation de bétaïne permet de faire diminuer le taux d’homocystéine. Cet acide aminé est étonnamment et anormalement haut chez 80% des enfants autistes. De ce fait, la concentration et l’attention visuelle des enfants est augmenté.