#1 Bacopa Monnieri

Buff'Up Nootrope #1

Le Bacopa Monnieri fait partie de la pharmacopée de l’Ayurveda (médecine traditionnelle de l’Inde) depuis près de 3 000 ans. Les anciens écrits ayurvédiques le recommandaient pour traiter divers états affectant l'intellect ou le système nerveux central : anxiété, troubles cognitifs, problèmes d’attention, dépression, épilepsie, etc.

Suivant la conception hindoue, le cerveau est le centre de l’activité créatrice. Par conséquent, les Indiens donnent aux remèdes qui traitent les troubles mentaux le nom de brahmi, qui vient de Brahma, créateur mythique du panthéon hindou. Le bacopa est donc souvent appelé brahmi.

Dans l’Inde actuelle, la médecine ayurvédique coexiste avec la médecine occidentale moderne et les médecins intègrent à leur pratique médicale bon nombre de remèdes traditionnels. Ainsi, le bacopa est reconnu par les autorités médicales comme un traitement valable pour l’épilepsie, ainsi que pour certaines dysfonctions mentales et intellectuelles.

Recherches sur le Bacopa Monnierie

Mémoire et fonctions cognitives

Les résultats de quatre essais publiés en Inde, indiquent que le bacopa peut améliorer les facultés cognitives et la mémoire chez des écoliers en bonne santé, des personnes atteintes de dysfonction intellectuelle et des enfants souffrant de trouble de déficit dû à l’hyperactivité. Au cours de l’un de ces essais, on a donné du sirop de bacopa à trente cinq sujets souffrant d’anxiété (un dosage équivalent à 12 g par jour de bacopa séchée) sur une durée de quatre semaines. Les auteurs ont rapporté une atténuation significative du degré de l’anxiété et de fatigue mentale ainsi qu’une augmentation de la mémoire.

En 2001, des chercheurs australiens ont montré, qu’au bout de douze semaines de traitement, l’extrait de bacopa (300 mg par jour) avait augmenté la vitesse de traitement de l’information, de même que la capacité d’apprentissage et la mémoire des patients traités, tout en atténuant leur anxiété. Dans un autre essai australien, les effets du bacopa ont été comparés à ceux d’un placebo chez 76 adultes de 40 à 65 ans. On a noté une amélioration très significative de leur mémoire. D’autres études, toujours en cours, semblent aussi montrer une diminution de la fréquence des crises épileptiques chez certains patients.

Selon le prix Nobel de médecine/ physiologie 1998, Robert F. Furchott, le bacopa agit en accroissant la production de monoxyde d’azote (NO), un messager chimique d’une importance essentielle, car présent un peu partout dans l’organisme, à tel point qu’en 1992, le magazine américain Science a élu le NO, molécule de l’année... Dans des conditions de stress associées à la privation de sommeil, l’administration de bacopa permet de réduire les concentrations de glutamate et d’accroître celle de Gaba (acide gamma aminobutyrique) dans différentes zones cérébrales. Les niveaux d’anxiété seraient ainsi réduits d’environ 20 %, la fatigue mentale, diminuée et les niveaux de sérotonine (le neuromédiateur du sommeil) accrus.

Le fait que le bacopa permette d’influencer les fonctions psycho-neurologiques associées au comportement intellectuel ouvre des perspectives passionnantes.

D’ailleurs, l’ancien Premier ministre indien Inder K. Gujral et le grand maître d’échecs Vishwanathan Anand ne s’y sont pas trompés : ils ont reconnu être des utilisateurs prosélytes de bacopa.

Toutefois les effets du Bacopa ne se manifestent qu’à partir de 4 semaines il convient de faire une cure correspondant à au moins cette période.